SCPI en Europe : Tout savoir

L’année dernière, les encours des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) et des OPCI (organismes de placement collectif immobilier) étaient supérieurs à 50 milliards d’euros. En clair, 6 Md€ ont été investis dans les SCPI d’entreprises et 4,2 Md€ dans des OPCI, ce qui donne une somme colossale de 10,2 Md€ de souscription en 2017.En tout cas, investir dans les SCPI européennes présente de nombreux avantages non négligeables.

Pourquoi investir dans des parts de SCPI internationales ?

En général, les SCPI de rendement à capital variable sont plus rentables par rapport à l’immobilier locatif, car les SCPI disponibles sur le marché affichaient un rendement intéressant de 4,5 % en 2017.

En réalité, l’épargnant n’a plus besoin d’acheter un bien immobilier en direct et le faire louer par une agence pendant des années pour devenir rentier (vivre de ses rentes). Un tel projet nécessite un budget conséquent de plus de 150 000 € et les travaux (rénovation, réhabilitation) peuvent engendrer des frais supplémentaires.

En investissant dans des parts de SCPI en Europe, la gestion locative est assurée par un professionnel (gestionnaire de patrimoine). D’ailleurs, cette société de gestion a pour mission de trouver des locataires à la place de l’épargnant et de percevoir les loyers.

Son intervention permet donc de lutter contre les vacances locatives qui sont l’un des problèmes majeurs de l’investissementlocatif classique. Les actifs des SCPI européennes sont souvent répartis dans différentes zones stratégiques permettant ainsi de mutualiser les risques locatifs.

SCPI en Europe : Se constituer un patrimoine immobilier diversifié et solide

Puisqu’il s’agit d’une SCPI européenne, les porteurs de parts pourront se positionner sur le marché de l’immobilier européen. Ils peuvent donc investir dans de l’immobilier professionnel dans la zone euro (Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Irlande…).

Malgré la flambée des prix dans les grandes villes notamment en Île-de-France, le marché des bureaux est toujours en bonne santé. Autrement dit, cette hausse des prix immobiliers n’a pas suffi pour freiner la rentabilité des SCPI de bureaux et de commerces.

L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, la Belgique, la Finlande et bien entendu la France restent les pays les plus attrayants en termes de rentabilité, et les gestionnaires des SCPI de rendement européen n’ont pas hésité à dénicher des actifs situés dans ces pays.

Se constituer un patrimoine immobilier

Un rendement de plus 6 %

Outre la diversification géographique et sectorielle offerte par les SCPI européennes, celles-ci laissent la possibilité d’investir en dehors des frontières de la France. En clair, cela permet de profiter d’un rendement intéressant de plus de 6 %.

L’année dernière, les SCPI ouvertes à la souscription ont offert un rendement supérieur à 4,43 % (la moyenne) à ses associés. C’est pourquoi il est important d’investir dans des parts de SCPI de Novapierre Allemagne (4,71 %) géré par Paref Gestion, Eurovalys (4,50 %) géré par Advenis, Corum (6,45 %) géré par Corum AM ou sa petite sœur Corum XL (6,58 %), Pierval Santé (5,05 %) géré par La Française.

En tout cas, il est possible de souscrire des parts de SCPI auprès d’une société de gestion, d’un établissement de crédit ou à l’aide d’une plateforme en ligne. La troisième option reste la plus rapide et la plus sécurisée.

Une fiscalité plus attractive

Il est possible d’investir à l’étranger sans être considéré comme un exilé fiscal. Pour cela, l’épargnant doit souscrire des parts de SCPI de rendement.

Effectivement, selon la loi fiscale en vigueur, les prélèvements sociaux de type CSG (17,2 %) ne s’appliquent pas aux revenus (dividendes) de source étrangère versés par les sociétés civiles de placement immobilier européen.

Bien entendu, les dividendes distribués par les SCPI de rendement ne seront pas soumis à une double imposition. Ces revenus entreront dans l’assiette taxable du pays qui a permis de les verser.

Il faut noter que les revenus fonciers sont moins imposés dans d’autres pays européens, ce qui est loin d’être le cas en France.